Le fascisme est une doctrine politique qui s'inscrit en réaction aux idées libérales, s'oppose à la démocratie — qui défend l'individu et postule la liberté et l'égalité — ainsi qu'au marxisme, qui fait de la lutte des classes le moteur de l'histoire.
Il se caractérise par son refus du multipartisme et réclame l'unité autour de l'État, qui doit contrôler et diriger toutes les activités de l'individu.
Le fascisme est la doctrine adoptée par Mussolini en Italie.
L'économie fasciste rejette à la fois le capitalisme libéral (jugé individualiste) et le communisme (qui abolit la propriété privée).
L'économie fasciste repose sur trois piliers :
- Le corporatisme : C'est la "troisième voie" fasciste. Le régime supprime les syndicats libres et les remplace par des corporations obligatoires regroupant ouvriers et patrons sous la tutelle de l'État. L'objectif est d'abolir la lutte des classes au profit de l'intérêt national.
- L'autarcie et le dirigisme : Pour préparer le pays à la guerre et réduire sa dépendance envers l'étranger, Mussolini lance de grandes politiques protectionnistes d'autosuffisance, appelées les "batailles économiques" :
- La bataille du blé (1925)
.La bataille de la lire pour surévaluer la monnaie nationale.
- Les grands travaux comme l'assèchement des marais pontins (à environ soixante kilomètres au sud de Rome) pour créer des terres agricoles.
L'interventionnisme d'État : l'État italien crée l'IRI (Institut pour la reconstruction industrielle).Il devient alors actionnaire majoritaire dans de nombreuses industries, banques, transports. Cependant il préserve le profit du grand patronnat privés qui soutiennent le régime fasciste.
l'opposition au fascisme
Intellectuel antifasciste, Piero Gobetti écrit dans sa revue La :
« Le fascisme a été le triomphe de la paresse, de la démagogie, du manque de responsabilité. [...] Nous ne pouvons pas accepter une paix imposée par la violence, ni une unité nationale obtenue par le renoncement à la liberté de penser et d'agir. Contre cette tyrannie, notre seule arme est la résistance inflexible de l'intelligence. »
Harcelé, il s'exile à Paris où il meurt en 1926 à l'âge de 25 ans.
Le philosophe Benedetto Croce publie dans le journal "Il Mondo le 1er mai 1925" un texte qui dénonce la soumission de la culture à l'État des universitaires et des écrivains signent ce texte
« Prétendre mélanger la politique et la religion, la politique et la patrie, pour en faire une doctrine indiscutable, est une profanation de la pensée. Le fascisme n'est pas une culture, c'est un retour à la barbarie politique qui cherche à asservir les esprits par la force. La véritable culture défend la liberté de critique, sans laquelle il n'y a ni progrès ni dignité humaine. »
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