Les Lendemains qui chantent 

Ils nous les ont donné,

Ceux qui sont morts, pour la liberté 

Recouvert de drapeaux,

Ce souvenir les hante

Au fond de leur tombeau 

Après bien des souffrances 

Ils gardèrent l'espérance 

Leurs yeux se sont fermés,

Fermés à tout jamais 

Le regard triste d'espoirs perdus

Ceux qui ne verront plus 

Refleurir le printemps 

Par sacrifice de leur vie

Lorsqu'ils avaient vingt ans 

Il y a trop de plaques 

Recouvertes de noms

Devant ces tristes actes

Demander leur pardon

Ils ont été trahi

Par d' ignobles lâches

Leur haine, il fallait qu'il la crachent

Sur ces hommes sans défense 

Et qui avaient confiance

ceux qui ont tant souffert 

Dans ce terrible enfer

Ce sont vos pères 

Qui du fond de la terre

Vous crient " méfiances !"

Où gare à la potence

Les portes des prisons

Toutes grandes s' ouvriront

Pour ceux qui, par raison 

N'ont pas leurs opinions 

Et ce sera la chasse

Et ceux qui par malheur 

Et comme un déshonneur 

Ne sont pas de leur race

Faudra t il encore tant de drame

Et verser tant de larmes

Faut il attendre que la blanche colombe

Sous ce ciel bleu revienne 

Pour qu'un jour enfin règne 

La paix sur le monde

 

Raymonde Burger

Tremblay en France 

 

Cf: 

Burger Georges-Antoine, ancien otage civil Interné dans un camp en France, à 16 ans, Bulletin de la Société d’Études Historiques de Tremblay-en-France, n°16, année 1992.

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